pour enfoncer le clou

voila un bilan pour nos enfants… les miens… les votres présents ou futur… L’association « Les Enfants de Tchernobyl » apporte les preuves que la catastrophe de Tchernobyl se déroule aujourd’hui en 2011 !

Une délégation de responsables français et ukrainiens de l’association humanitaire alsacienne « LES ENFANTS DE TCHERNOBYL » vient de rentrer d’une mission dans les régions du sud-ouest de la Russie fortement contaminées par les retombées radioactives de Tchernobyl.

Les 15 participants de la mission « Tchernobyl, 25 années de catastrophe » avaient un double objectif humanitaire et scientifique : évaluer la situation sur le terrain plus de 25 années après l’explosion du réacteur ukrainien le 26 avril 1986.

Quatre journalistes français et deux belges ont suivi la délégation durant ce séjour en Russie des « Enfants de Tchernobyl ». André Paris, scientifique, auteur de l’ouvrage de référence « Contaminations radioactives France et Europe » accompagnait l’équipe franco-belgo-russo-belarusso-ukrainienne muni d’un spectromètre gamma très performant pour évaluer la contamination en césium 137 de la couche superficielle des sols.

Si l’association française a également sillonné la « Zone d’exclusion de Tchernobyl » en Ukraine, elle s’est essentiellement attardée à Novozybkov, une ville russe située à 200 km de la centrale nucléaire accidentée où vivent près de 45 000 habitants. En partenariat avec les autorités municipales de cette ville, l’équipe française s’est chargée de faire durant 5 jours des mesures de radioactivité des sols dans une cinquantaine d’endroits : en ville, dans les potagers, au parc municipal, près des usines, dans les espaces verts des écoles, dans les bois proches, aux abords des habitations individuelles et collectives,…

Et les mesures sont sans appel. Partout, les chiffres s’affolent sur le compteur. Rares sont les zones décontaminées. La moyenne, avec des pics à 3 millions de becquerels par mètre carré (Bq/m2) là où se déversent les gouttières, donne environ 250 000 Bq/m² de césium 137…soit autant que dans la zone interdite de Tchernobyl située à près de 200 km de Novozybkov !

L’essentiel de la contamination de la population se fait par les aliments. Qu’elle provienne du jardin, du marché ou d’une nature généreuse, la nourriture (légumes, lait, champignons, baies, gibier et poissons) est contaminée par le césium 137 radioactif qui s’est déposé en surface dans les jardins, les bois et sur les pâturages. Les habitants consomment les légumes du potager, on donne le lait des vaches aux enfants, on cueille les baies et les champignons dans une forêt qui accuse des contaminations en césium de l’ordre de 500 000 à 1 million de Bq/m². Les radionucléides stockés dans le sol contaminent les aliments par le biais de la chaîne alimentaire.

Les populations prennent du bois contaminé par la radioactivité dans les forêts. Ce bois chauffe la maison et alimente le poêle de la cuisine. La pièce la plus chargée en radioactivité est donc souvent la cuisine. Les cendres servent d’engrais, ce qui entretient et amplifie la contamination du potager.

En juillet et en août 2010, tous les enfants ukrainiens et russes invités à séjourner en France par l’association « Les Enfants de Tchernobyl » étaient contaminés par du césium 137 dans leur organisme, mis en évidence par les mesures réalisées (aux frais de l’ONG) par l’Académie des Sciences d’Ukraine à Kiev.

Certains des enfants mesurés, qui n’étaient pas nés en 1986 au moment de l’explosion du réacteur de Tchernobyl, avaient dans leur corps l’été dernier autant de césium 137 radioactif que leurs parents 24 ans plus tôt. Des mesures faites avant leur départ d’Ukraine, il ressort que la majorité des enfants avaient plusieurs centaines de becquerels (Bq) dans leur organisme, 11 d’entre eux plus de 2 000 Bq, 3 plus de 100000 Bq et une des jeunes Ukrainiennes 19 645 Bq de césium 137.

A l’hôpital de Novozybkov, en ce printemps 2011, les pathologies et maladies sont multiples. Depuis 1986, des milliers d’études ont mis en évidence dans les pays touchés une augmentation sensible de tous les types de cancer, ainsi que des maladies des voies respiratoires, des affections cardiovasculaires, gastro-intestinales, génito-urinaires, endocriniennes, immunitaires, des atteintes des systèmes lymphatiques et nerveux, de la mortalité prénatale, périnatale et infantile, des avortements spontanés, des malformations et anomalies génétiques, des perturbations ou des retards du développement mental, des maladies neuropsychologiques et des cas de cécité.

Il y a peu de temps, l’« Académie des sciences de New York » a publié le recueil le plus complet de données scientifiques concernant la nature et l’étendue des dommages infligés aux êtres humains et à l’environnement à la suite de l’accident de Tchernobyl. Cet ouvrage met à la disposition du lecteur une grande quantité d’études collectées dans les pays les plus touchés : le Bélarus, la Russie et l’Ukraine. Les auteurs estiment que les émissions radioactives du réacteur en feu ont atteint dix milliards de curies, soit deux cents fois les retombées des bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki ; que le nombre de décès à travers le monde attribuables aux retombées de l’accident, entre 1986 et 2004, est de 985 000, un chiffre qui a encore augmenté depuis cette date. Des 830 000 « liquidateurs » intervenus sur le site après les faits, 112 000 à 125 000 sont morts.

Si les conséquences sanitaires et environnementales laissent les technocrates de marbre, la facture économique finale, elle, devrait les émouvoir. Pour les vingt premières années, les dépenses directes provoquées par la catastrophe pour les trois pays les plus touchés dépassent 500 milliards de dollars, ce qui, rapporté au coût de la vie dans l’Union européenne, représente plus de 2 000 milliards d’euros. En dissimulant aux populations les conséquences sanitaires et écologiques de l’accident de Tchernobyl, les dirigeants des grandes puissances participent à la désinformation cinquantenaire dont bénéficie l’industrie nucléaire, aussi bien civile que militaire. Cette stratégie, car c’en est une, est coordonnée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), porte-parole de l’establishment nucléaire, grâce à la promotion d’une pseudo science sur les effets des contaminations radioactives. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) en est, hélas, partie prenante, du fait de l’accord signé en 1959 entre les deux agences. Ce document interdit à l’OMS d’informer les populations sur les effets des rayonnements ionisants pour les humains sans l’aval de l’AIEA.

Cette attitude coupable conduit à la disparition des mesures et des comportements de radioprotection et engendrent de fait des situations sanitaires dramatiques pour les populations de Novozybkov. Alors que la radioactivité des sols baisse naturellement lentement, la charge corporelle en composés radioactifs de l’organisme des habitants augmente.

La gestion du dossier de Tchernobyl est devenue un enjeu majeur, scientifique, social, médical, technologique, financier mais aussi d’information et de communication. Vingt-cinq ans après l’explosion du 26 avril 1986, les promoteurs du nucléaire auraient volontiers tourné la page de Tchernobyl, mais les évènements de Fukushima sont venus douloureusement leur rappeler qu’on ne peut se voiler la face.

L’association « Les Enfants de Tchernobyl » apporte les preuves que la catastrophe de Tchernobyl se déroule aujourd’hui en 2011 !

Les mesures des sols réalisées par les bénévoles français sous les regards des autorités locales et des journalistes français, belges et russes mettent en évidence un indiscutable et important risque sanitaire encouru par les populations russes qui continuent de vivre sur des territoires contaminés par les retombées radioactives, en particulier le césium 137 qui reste très présent.

Les témoignages, les mesures scientifiques et les documents rapportés de leur mission par les responsables de l’association « Les Enfants de Tchernobyl » prouvent que, plus de 25 années après l’explosion du réacteur N°4 de Tchernobyl, une mobilisation réelle, sincère et efficace de la communauté internationale s’avère urgente et indispensable pour protéger et aider les victimes de Tchernobyl. Ce n’est pas un choix, mais une nécessité !

Pour sa part, l’association « Les Enfants de Tchernobyl » dont le siège se situe à Pulversheim (Haut-Rhin) continuera d’apporter une aide aux populations russes de Novozybkov tout en poursuivant son soutien aux « Enfants de Tchernobyl » qui vivent au nord de l’Ukraine et au Bélarus, les deux autres principales républiques victimes de cette catastrophe qui se poursuit.

L’association lance un appel aux dons pour financer ses nombreux projets.

Association LES ENFANTS DE TCHERNOBYL

1 A rue de Lorraine 68840 PULVERSHEIM / France

Tel : 03 89 40 26 33

Courriel : les.enfants.de.tchernobyl (at) wanadoo.fr

Site internet : www.lesenfantsdetchernobyl.fr

Creative Commons Attribution-NonCommercial-NonDerivatives Certains droits réservés.

5 commentaires

yanouch a dit :

vous voulez du sincère ? on va faire du sincère:

je me rend compte que j'aime les gens… C'est pas des blagues, j'aime pas tout le monde mais ceux qui me respecte et qui ne cherche pas à me nuire, et ben à priori, je les aime bien.

Si je passe mon temps à faire la bd ou tenir ce blog plus militant pour essayer d'informer de façon objective et ben c'est juste pour aider à ce que l'ensemble aille mieux, juste à ma façon.

j'aimerai rajouter qu'avoir une belle voiture, des fringues classes, un ipod, un boulot envié … tout ceci n'est pas indispensable… ni même nécessaire pour être heureux, faut juste aimer et se sentir aimer (à ne pas confondre avec jalousé ou convoité…)

bien à vous

15 mai 2011

OliveRdragon a dit :

Si je comprend les retombées radioactive de Tcherno continuent encore aujourd'hui? Et notre organisme est incapable de s'adapter ou de transmettre à l'ADN de ses enfants un organisme capable de s'adapter à cette haute quantité de Becquerels qu'il contient? :(

Les lobbys, capable de detruire ou de laisser detruire pour de l'argent…

“j'aimerai rajouter qu'avoir une belle voiture, des fringues classes, un ipod, un boulot envié … tout ceci n'est pas indispensable… ni même nécessaire pour être heureux, faut juste aimer et se sentir aimer (à ne pas confondre avec jalousé ou convoité…)”

Entierment d'accord, tout ça ne sont que des petits conforts, des choses dont on se laisse, aimer ou être passionnés, cela dure des années et des années voire une vie :D

15 mai 2011

yanouch a dit :

Oui les retombées de tchernobyl continuent aujourd"hui, à cause des incendit de forêt contaminée essentiellement, mais ce n'est plus le plus grave, le réacteur étant lui protégé par le sarcophage (même si ce sarcophage ne tiendra plus 10 ans de plus tellement il est rouillé et même si le corium résultant du coeur fondu emet de temps en temps des neutrons et qu'il faut toujours garder un oeil dessus et ce encore pendant quelques dizaines d'années), le plus grave c'est le secret et la négation internationale qui font que des enfants et des miliers de personnes pataugent dans la radioactivité accumulé par les sols et l'eau suite à la catastrophe de 1986, et ce au quotidien et donc l'accumulent dans leur organisme.

bref si la radioactivité du sol diminue lentement mais surement, les gens eux sont de plus en plus contaminés

Concernant les mutations et autre adaptation de l'homme à cette radioactivité, il ne faut pas se leurrer… l'adaptation d'une espèce évoluée n'est possible que sur le très long terme… et au rythme ou les catastrophes écologiques engendrée par l'homme surviennent, nous auront disparus depuis longtemps avant une quelconque adaptation à la radioactivité.

16 mai 2011

OliveRdragon a dit :

Et les gens qui sont allés faire les relevés sur plac (les gens de l'association) ils n'ont pas été irradiés (même à un petit niveau)?

16 mai 2011

yanouch a dit :

Il y a deux choses distinctes à saisir quand on parle d'irradiation et ou de contamination

1 IRRADIATION: tu passes à coté de particules radioactives qui emettent de la radioctivité… c'est à dire un rayonnement alpha, beta, gamma… bref ce rayonnement (qui sont des ondes) te traverse et abime tes cellules… c'est chiant mais si ça ne dure pas trop longtemps ou que l'émission n'est pas trop forte (mesuré en milisetvers) tu ne risque pas grand chose puisque tes cellules se régénèrent

2 CONTAMINATION tu respires des particules radioactives (uranium, plutonium, iode, cesium…) ou tu en manges ou encore tu t'en colle sur la peau… bref tu les embarques… là c'est plus grave (et dans le cas du plutonium carrement mortel même). Ces particules vont se fixer dans ton organisme et emettre des rayonnements radioactifs (la ont parle en bequerels qui est une mesure de la quantité de particules)… ce rayonnement qui abimera tes cellules et comme l'exposition est permanante puisque à l'interieur de toi, ton métabolisme, fera ce qu'il peu pour les éliminer mais bien souvent ça finira en cancer… encore une fois tout dépend de la quantité et de la nature des radionucléides (particules radioactive)

dans le cas des gens qui sont allés faire des relevés sur place… il se sont retrouvé dans le cas 1; ils ont pris des rayonnements évidamment, mais ben en dessous du seuil annuel tolérable et j'imagine qu'il ont fait tout ce qu'ils pouvaient pour ne pas ingérer des particules radioactives…

ils se sont un peu abimés… mais pas trop, et leur corps va réparer aisement les dégats en clair.

pour aller plus loin: toi aussi tu t'en prends des radiations: il y a les radiations naturelles, les radios et scanner médicaux, certaines vieilles peintures fluorécentes, les épices de supermarché (pour leur conservation), les “petites” fuites des centrales, les résidus des essais nucléaires des années 60, français, chinois américains et russe… puis les accidents: tchernobyl et maintenant fukushima… la liste est longue et si individuellement tout ça est négligeable, quand tu fais le cumul (surtout qu'il n'y a pas que la polution nucléaire) tu comprends pourquoi aujourd'hui en 2011 un homme sur deux dans le monde développera un cancer dans sa vie…

désolé, je me suis laché… faut pas que ça t'empêche de dormir…

16 mai 2011

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